Emilie Pacary, chercheuse Inserm à Bordeaux en neurosciences est l’une des toutes premières en France à avoir soutenu son HDR en visio. Elle nous le raconte. Est-ce plus stressant de soutenir en visio ? C’était en réalité moins de stress car il n’y avait pas de public [regardez plutôt, NDLR] et pas toute l’organisation autour, comme aller chercher les membres du jury, etc. Lors des soutenances, on est parfois déçu car les questions peuvent être écourtées à cause de ceux qui ont un avion ou un train à prendre. Dans mon cas, la soutenance a duré trois heures et la discussion a été riche. Au niveau pratique, nous avons utilisé Zoom, en groupe privé et sans public. La connexion était bonne, il n’y a eu aucun problème. L’outil est très pratique pour le partage d’écran, donc très bien pour faire une présentation à distance. La partie administrative a-t-elle été compliquée ? J’avais rendu le manuscrit la veille du confinement et je ne voulais pas reporter la soutenance pour pouvoir consacrer mon temps à mes expériences à la reprise. J’ai suivi les modalités du 6 avril, proches de celle d’avant le confinement : la soutenance devait avoir lieu dans un établissement de l’ESR avec le président du jury sur place. Je n’ai donc pas eu besoin de dérogation pour soutenir, juste d’une autorisation pour aller au labo. La présidente du jury était dans la même pièce, sur un autre ordinateur à environ trois mètres de moi pour respecter la distanciation. Pas de regret de ne pas avoir soutenu en présentiel ? Pas du tout. Je comprends que pour une soutenance de thèse, cela peut être dommage, mais l’HDR est moins symbolique. La célébration aura lieu plus tard, ce n’est que partie remise. De plus, cela valide vraiment le temps de confinement pour moi. Je pourrai ainsi honorer ma promesse d’être rapportrice dans un jury de thèse en septembre et prendre un étudiant en thèse dès que possible. |
Dorothy Bishop : « J’ai démissionné quand j’ai compris que la Royal Society ne ferait rien contre Musk »
Au mois de novembre 2024, vous avez quitté la Royal Society, l’équivalent britannique de l’Académie des sciences française. Le regrettez-vous ? Aucunement, je suis encore plus satisfaite de ma décision aujourd’hui. J’ai quitté la Royal Society pour dénoncer la...