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23.10.2026 • N°630 • LA RECHERCHE ET SA PRATIQUE
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Vous, scientifiques
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Facteur. Si vous ne vous êtes pas encore attardé·e sur nos 48 questions, il est encore temps (ça ne prendra qu’une vingtaine de minutes, promis). Et si vous les avez déjà épluchées d’un œil aiguisé (merci encore), pourquoi ne pas les partager autour de vous ?
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Menu midi. Place maintenant à un numéro allégé de votre habituel TMN Vendredi. Il y sera question de protection de la liberté académique, de transparence des corrections émises sur vos publications, d’IA (évidemment), de maternité dans l’académie et bien d’autres sujets que l’on vous laisse découvrir !
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Bonne lecture,
— Noémie de TheMetaNews
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Sommaire
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→ OUTIL Guide de poche pour universitaire en danger
→ INFOS EN PASSANT Transparence des corrections et IA
→ REPÈRE Êtes-vous satisfaits au travail ?
→ EXPRESS Votre revue de presse
→ ET POUR FINIR Les dessous de Wikipedia
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TEMPS DE LECTURE : 3 ou 8 MINUTES
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℗ Contenu réservé à nos abonné•es
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Guide de poche pour universitaire en danger
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Nous vous en parlons régulièrement, les menaces qui pèsent sur votre liberté académique se multiplient. Peut-être y avez-vous vous-même, ou un·e de vos collègues, déjà été confronté. Comment les reconnaître ? À qui s’adresser au sein de votre université, au niveau juridique ou pour assurer votre sécurité ? Comment se protéger mentalement ? Pour aiguiller les scientifiques face à ces pressions, un groupe de chercheur·es du projet européen COST OPEN, publie ce guide de poche pour universitaire en danger, disponible en français, mais aussi en anglais et en allemand.
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Pendant ce temps dans les labos
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● Visibilité réduite. Les corrections des publications (quand il y en a) sont-elles assez partagées et clairement indiquées ? La réponse est « non » selon l’article The Limited Communication of Corrections to Users of Scholarly Platforms publié le 6 octobre dernier dans la revue Learned Publishing de Wiley. Du Web of Science, à OpenAlex en passant par Google Scholar ou Zotero, les auteurs de ladite étude pointent ainsi un manque de transparence généralisé. Seules quelques plateformes — comme PubMed, Scopus ou EuropePMC — signalent quasi systématiquement l’existence de ces corrections. Reste un problème de taille : un manque de visibilité y compris lorsqu’elles sont signalées. Les auteurs apportent quelques pistes d’amélioration possibles comme l’utilisation d’alerte visuelle ou de commentaires clairs.
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● Comportement IA. Utiliser l’IA comme substitut aux humains dans les études de psychologie et de sciences comportementales ? Une fausse bonne idée selon l’article AI cannot replace human participants in behavioral research publié fin septembre dans la revue PNAS. Si le procédé peut apparaître moins onéreux et plus rapide pour certains, les auteurs de l’étude alertent : les IA ne peuvent par construction pas adopter des comportements non déjà documentés, ne sont pas dotées des qualités que les chercheurs tentent d’étudier (la personnalité, la cognition, les émotions, les sensations, etc.), ont tendance à exagérer, effacer les nuances et amplifier les clichés.
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● Guide utile. Nous l’avions loupé avant l’été mais il n’est jamais trop tard pour vous le signaler : le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace a publié le 26 juillet dernier le guide « Lutter contre les violences et les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle, l’identité de genre et la sexuation dans l’enseignement supérieur et la recherche ». Réalisé en collaboration avec les partenaires institutionnels et associatifs spécialisés, il s’inscrit dans le cadre du Plan national pour l’égalité, contre la haine et les discriminations anti LGBT+ 2023-2026 et permet de comprendre et nommer les violences et discriminations, de connaître le cadre légal applicable dans vos établissements et de construire une politique plus globale.
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des près de 4000 répondants à une enquête menée par Nature sur la satisfaction au travail des scientifiques se sont déclarés au moins modérément satisfaits. Réalisée entre mai et juin 2026, l’enquête a reçu des réponses provenant de 133 pays différents. Environ trois quarts des répondants se montraient optimistes ou neutres quant à leurs perspectives d’emploi, avec une légère différence de genre : 56 % des hommes positivent pour la suite de leur carrière contre 44 % des femmes. Un bon point pour vos collègues du pays de l’érable : parmi les dix pays ayant recueilli plus de 100 réponses, le Canada affiche le taux de satisfaction global le plus élevé (76 %).
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Votre revue de presse
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→ Top of the top. Les carrières universitaires reposent‑elles uniquement sur le mérite ? Pas uniquement, pointe Anatole Daka, docteur en sociologie, dans The Conversation. En prenant pour point de départ son expérience personnelle, il explique la mise en place de liens professionnels solides — le fameux réseau — s’avère déterminante pour l’accès aux opportunités académiques.
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→ Femme solo. Lorsqu’une femme quitte le milieu de la recherche, elle le fait rarement pour des raisons personnelles. Une récente étude publiée dans la revue PNAS montre ainsi que si elles quittent massivement l’académie c’est parce qu’elles s’y sentent dévalorisées et exclues, du fait d’un environnement de travail toxique, explique Science. Un constat qui ne change pas en fonction de l’ancienneté, bien au contraire : le risque d’abandonner sa carrière est plus grand quinze ans après le doctorat.
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↯ : liens menant à des articles protégés par un paywall
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