Les deux visages de la « télé-recherche »

— Le 10 avril 2020
Les premiers témoignages de l’enquête #ParlonsRecherche sont éloquents : certains tirent parti de l’isolement… d’autres en souffrent.

D’un côté, il y a ceux pour qui le travail à la maison représente moins de stress et plus de liberté, comme en témoigne cette doctorante en archéologie : « Cela me permet de me couper du stress quotidien et de me concentrer sur mes travaux de recherche au calme ». Ainsi, c’est l’opportunité de travailler sur des projets parfois laissés de côté : « Le confinement me permet de finaliser l’écriture d’un article que je n’avais toujours pas fini et qui date d’une ancienne expérience postdoctorale », confie une postdoctorante en biologie.

Tempêtes sous des crânes
De l’autre côté se trouvent ceux pour qui le confinement pose beaucoup plus de problèmes : « La pression est forte, je n’arrive plus à me concentrer, impossible d’écrire ou de lire depuis trois semaines », raconte cette doctorante en économie. Stressés, ils souffrent d’une pression sourde qui s’assimile à une injonction à produire. En effet, ce doctorant en deuxième année de didactique des mathématiques écrit : « J’ai l’impression d’avoir plus de pression sur le fait d’avancer plus vu que je n’ai « rien d’autre à faire » et je culpabilise de ne pas vraiment y arriver. » Ce n’est pas forcément entre quatre murs qu’on réfléchit le mieux.

À lire aussi dans TheMetaNews

Mistral gagnant pour la recherche

Bientôt des Emmy Awards au CNRS ? Quelques jours après la publication de notre article, le 3 février 2026, le CNRS communiquait sur son site avec une interview de François Pouget, directeur général délégué aux ressources. Bilan de ce premier mois d’utilisation : près...

« J’ai fait des erreurs d’inattention »

La salle d’audience du Cneser disciplinaire est inhabituellement pleine en ce 21 janvier. Il faut avouer que le dossier du jour est particulier. Particulièrement long, déjà : « Plus de 9000 pages », entend-on dans les travées. Particulièrement original aussi : à la...

Les doctorant·es aux manettes de leur publication

Publier en premier auteur ? Une étape cruciale et parfois incontournable pour soutenir son doctorat. Mais parfois, pris par le temps ou estimant que le ou la doctorant·e n’en est pas capable, certains encadrants s’en chargent – l’une d’entre elles témoignait lors de...