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02.10.2026 • N°625 • LA RECHERCHE ET SA PRATIQUE
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Tout travail…
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…mérite salaire. Faut-il rémunérer le peer review ? La question peut vous paraître surprenante, cette tâche étant historiquement bénévole, mais elle agite une partie de votre communauté depuis de nombreuses années.
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Face à face. D’un côté, certains estiment qu’une rémunération pourrait entacher la qualité des relectures. D’autres au contraire voient d’un bon œil une éventuelle rétribution, notamment pour raccourcir les délais de relecture.
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Dans les labos. Alors que le nombre de publications explose et que les relecteurs sont sursollicités, une poignée de scientifiques étasuniens a tenté de rémunérer le peer review dans quelques revues.
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Au menu. Le sujet est au cœur de notre analyse du jour, publiée en partenariat avec l’association des responsables de l’information scientifique et technique des organismes de recherche français publics ou d’utilité publique (Eprist). Cette enquête TMN/Eprist est ouverte et partageable à tous et toutes.
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Bonne lecture,
— Noémie de TheMetaNews
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Sommaire
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→ ANALYSE Payer le peer review ? Retour d’expérimentations
→ OUTIL Du doctorat à l’entreprise en un clic
→ INFOS EN PASSANT Le MeToo du doctorat et reproductibilité
→ REPÈRE La France au GIEC
→ EXPRESS Votre revue de presse
→ ET POUR FINIR L’oie aux oeufs d’or
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TEMPS DE LECTURE : 3 ou 8 MINUTES
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℗ Contenu réservé à nos abonné•es
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Payé pour relire ? Ils ont testé
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Il semble aller de soi dans la recherche que l’évaluation du travail de ses pairs doit être réalisée bénévolement. Des solutions existent pourtant pour rémunérer le peer review.
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↳ La bonne paye. Une fois votre article soumis, vient l’étape cruciale de relecture par les pairs, de son petit nom anglais peer review. Des publications à l’attribution de financements, ce processus est au cœur du fonctionnement de la recherche et permet aux scientifiques de discuter, d’invalider ou encore de corriger les travaux de leurs collègues. Un investissement de plusieurs heures que vous avez vous-même dû réaliser plus d’une fois, le tout bénévolement (…)
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Du doctorat à l’entreprise en un clic
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Savoir dans quelle entreprise candidater après votre thèse (si vous ne souhaitez pas poursuivre dans l’académie) n’est pas toujours chose facile. Le Doctomètre, créé par Adrien Vadrot, analyse le nombre et la proportion de docteur·es présents dans chaque entreprise — information mise à jour régulièrement — dans l’objectif d’identifier les employeurs qui valorisent votre profil. Le principe est simple : déposez votre CV (en toute confidentialité) et l’outil vous fournit un classement des entreprises où vous avez le plus de chances d’être recruté·e — avec en bonus un lien vers leurs offres d’emploi — ainsi qu’une analyse de votre CV. L’outil est disponible pour toutes les disciplines, y compris les SHS !
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Pendant ce temps dans les labos
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● Levée de boucliers. « Il nous faut un #MeToo du doctorat » : c’est le nom d’une tribune lancée par un collectif de doctorant·es pour dénoncer « les nombreux abus constatés et trop souvent ignorés dans le milieu » — surcharge de travail, humiliations, appropriation du travail scientifique, harcèlement, violences sexistes et sexuelles. Ils proposent deux mesures concrètes. Une à l’échelle nationale : la création d’un baromètre annuel, « obligatoire, public et anonyme » sur la condition des jeunes chercheur·es. L’autre locale : la création d’une commission doctorale dotée d’un pouvoir d’enquête et de saisine.
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● Diamant brut. Une récente étude publiée en preprint sur la plateforme arXiv a identifié 440 revues initialement lancées sous le modèle diamant — où les coûts de publication et de lectures sont couverts par des institutions plutôt que par les lecteurs ou auteurs — étant passées à d’autres modèles entre 2009 et 2026. 369 sont passés au modèle dit doré — où les auteurs paient des frais de publication (ou APC) —, 52 sont passés en hybride et 19 ont mis en place un paywall. Des ruptures que les auteurs expliquent notamment par un manque de financements pérennes et une pression de certains éditeurs à passer au modèle payant. Nature en parle également.
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des 49 000 publications citées dans le 6e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) comptent au moins un auteur affilié à une institution scientifique française, rapporte une note de la Sous-direction des systèmes d’information et des études statistiques (SIES) du ministère de l’ESR. La France occupe ainsi la sixième place des pays contributeurs à la bibliographie du rapport, loin derrière les États-Unis (39 %) et le Royaume-Uni (21 %).
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Votre revue de presse
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→ Passion difficile. « C’est moralement épuisant. Je pense que je suis arrivée au bout de ce que je peux donner. » Ce témoignage est celui d’Axelle, jeune chercheuse de 37 ans, qui vient de recevoir une énième réponse négative pour un poste de titulaire. Le Monde revient sur la frustration des jeunes chercheur·ses ↯ et leur difficulté à mettre de côté la carrière académique.
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→ Assouplissement. Le Département de la Santé et des Services sociaux étatsunien — équivalent de notre ministère de la Santé — a annoncé sa volonté de réviser la Common Rule, régissant certains aspects de la recherche sur l’être humain (comme le consentement éclairé ou les protections spécifiques accordées aux participants vulnérables) estimant qu’elle était aujourd’hui trop contraignante. De quoi inquiéter les spécialistes de l’éthique, rapporte Science.
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→ Dans le viseur. Des conséquences environnementales aux incertitudes budgétaires, l’ingénieur et directeur général du groupe Architecture recherche engagement post-carbone (Arep), Philippe Bihouix revient sur le projet de nouvel accélérateur de particules du Cern ↯, le futur collisionneur circulaire (FCC), dans une tribune au Monde. Nous vous en parlions dans une analyse en deux parties (une ici, l’autre là).
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→ Pénurie. L’utilisation croissante de l’IA générative et le nombre croissant de data centers entraîne une augmentation significative de la demande en matériel informatique (mémoire et stockage notamment) provoquant dans la foulée une hausse des prix… avec un impact direct sur l’ESR français qui peine aujourd’hui à s’en procurer ↯, rapporte le média Next.ink.
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↯ : liens menant à des articles protégés par un paywall
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