Vacances, j’oublie tout (ou presque)

— Le 17 juillet 2020
Que ceux qui n’ont jamais culpabilisé de partir en congé lèvent la main ! 

Un pincement avant le départ en vacances ?

Certains se sentent coupable, comme en témoigne Mari Eslami, postdoctorante en sciences des matériaux sur Twitter. Les réponses à son tweet sont très variées : certains se rassurent en vantant les bienfaits des vacances sur la productivité, d’autres ne connaissent pas ce problème…« Est-ce que (…) vous vous sentez coupable de prendre des vacances ? Moi, oui, tout le temps ! » indique Mari Eslami, postdoctorante en sciences des matériaux.

Tout un symbole. Même si cette culpabilité n’est pas réservée aux chercheurs, elle est quand même caractéristique du monde de la recherche qui « valorise la figure symbolique du chercheur entièrement investi dans son travail, supposant un rapport quasi exclusif de l’individu au métier », selon María del Río Carral, chercheuse en psychologie, et Bernard Fusulier, sociologue.

Un mélange des genres. Cette confusion entre vie perso et pro que rapportent les auteurs ne vous est certainement pas étrangère. « 65% ne parviennent pas à complètement déconnecter », toujours d’après la même enquête parue dans la revue Temporalités, menée sur des chargés de recherche « junior ». Ceux-ci n’avaient pris que 19 jours de congé pendant leur première année d’exercice.

Joindre l’utile à l’agréable. Profiter d’un déplacement pour une conférence ou une collaboration et prendre des vacances après, est aussi souvent accepté. « Je suis allé en Grèce, je me suis dit que j’allais travailler deux semaines et prendre une semaine (…) de vacances après. C’est bizarre, mais je ne suis pas le seul, nous sommes nombreux », témoignait un jeune chercheur dans la même enquête. Cette année, pas de vacances-conférence, les conférences sont virtuelles…

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