France Relance

— Le 9 septembre 2020

Plus, mais surtout plus vite.
L’ANR voit ses financements « accélérés »

C’est une des mesures de France Relance. Le plan à 100 milliards annoncé par le premier ministre Jean Castex début septembre comprend un volet recherche, parfois en doublon de celle-qu’on-n’appellera-pas-la-loi-Vidal. C’est le cas des financements prévus pour l’Agence nationale de la recherche : l’ambition du gouvernement est de porter le taux de succès à 25% si possible dès 2021 (petit rappel, il était de 16% en 2019) et en tous cas dès 2023, assure-t-on au ministère de la Recherche. Le budget de ce coup de pouce, présenté comme un ajout aux financements prévus dans la loi Vidal ? 400 millions d’euros tout de même. L’idée étant d’augmenter de 80% les fonds de l’appel à projets générique (AAPG) de l’Agence. Wait and see.

On est bien, on est beau dans un labo
Des chercheurs (presque) tous frais payés

Ce n’est pas la mesure la plus commentée de France Relance, mais elle a son importance pour les laboratoires publics. Craignant une désaffection des entreprises pour la R&D, le gouvernement prévoit une aide qui leur est destinée à hauteur de 80% des salaires — dans la limite de 2500 personnes par an — pour des personnels issus du privé, doctorants, techniciens, ingénieurs ou docteurs, qui seraient « prêtés » à des labos publics. 78 millions d’euros seraient consacrés à cette mesure, 62 millions à des thèses en partenariat public/privé, 19 millions à des post-docs, 23 millions pour des bac+5. Reste à trancher les questions de propriété intellectuelle, non ?

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