Des primes, des primes

— Le 14 octobre 2020

Dans le respect du protocole (sanitaire)
L’accord sur les revalorisations passe de justesse mais passe quand même.

Majorité qualifiée. Après des semaines et de nombreux aller-retours, l’accord de revalorisation des rémunérations et des carrières a été signé le 12 octobre dernier par trois syndicats côtés fonctionnaires : le SNPTES, le SGEN-CFDT et l’UNSA (cliquez pour leurs réactions respectives). Ils y reconnaissent quelques avancées significatives.

 << Lire l’accord en intégralité, c’est par ici >> 

Sonnant et trébuchant. La mesure la plus spectaculaire — et donc la plus mise en avant — est l’augmentation très significative de la prime de recherche pour les chercheurs et enseignants-chercheurs, qui passera respectivement de 990 et 1 260 euros par an aujourd’hui à 6400 euros en moyenne en 2027, avec une montée en charge calquée sur les milliards de la LPR égrenés jusqu’en 2030.

Re-py-ra-mi-da-ge. Sous ce terme se cache une autre mesure concernant le nombre de professeurs d’université, qui passeront de 15 200 postes à 18 000. Trois voies pourront être utilisées, comme l’écrivait le ministère le 05 octobre : des recrutements de maîtres de conférence expérimentés, des concours d’établissement ou… les très infla mmables chaires de professeur junior (CPJ).

À lire aussi dans TheMetaNews

La réplication est un sport de combat

« Dans un contexte où publier beaucoup et vite est devenu une norme, la question de la réplication est malheureusement négligée par beaucoup d'équipes de recherche ». Ce constat, c’est Cécilia Ménard-Moyon, directrice de recherche au CNRS spécialisée dans les...

La Chine, l’autre pays de la publi

Octobre 2025 : alors que les chercheurs de Leiden publient leur classement mondial des universités, la communauté internationale encaisse le choc. Historiquement première de ce classement basé sur le nombre de publications et leurs citations, Harvard n’est cette année...

Quand la suprématie chinoise redessine la science

De l’IA à la médecine, en passant par la quantique ou le spatial, la Chine se bat aujourd’hui pour la première place mondiale en science. Dans le même temps, l'administration Trump mène une guerre ouverte contre les plus prestigieuses universités des États-Unis qu’il...