Doctopus au chevet des doctorants

— Le 29 novembre 2019
Doctopus a révélé ce matin les résultats de son enquête réalisée auprès de 1 200 docteurs en France. On espère que vous ne faites pas partie des 52% qui sont en mauvaise santé mentale. Si vous êtes un homme hétérosexuel, vous avez moins de chance de manifester certains symptômes, principalement des troubles anxieux nécessitant un suivi psychologique. Les femmes et les doctorants homosexuels sont les plus touchés, en plus d’un sentiment de discrimination général. Sûrement pour compenser, la consommation de tabac, d’alcool et de cannabis des doctorants est plus élevée qu’en moyenne en France, ainsi que celle de sédatifs hors prescription médicale (7,5%).

Anxieux… mais satisfaits
Dans un climat de compétition et de manque de visibilité professionnelle, demander de l’aide peut être perçu comme un signe de faiblesse. D’après une autre enquête récente réalisée par Nature au niveau mondial, 36% des étudiants ont cherché de l’aide pour soigner une anxiété, voire une dépression causée par le doctorat. Il faut dire que plus de 71% travaillent plus de 41 heures par semaine et 21% sont victimes d’harcèlement ou de discrimination. Malgré ça, on souhaite que vous fassiez partie des 75% satisfaits de leur décision de faire une thèse…

À lire aussi dans TheMetaNews

Les ups and downs de l’open

Qui n’a pas envie d’être lu ? Le consensus grandit : publier vos résultats en accès ouvert vous permet d’être plus largement cité. Si toutes les études ne s’accordent pas sur son ampleur, le phénomène existe bel et bien, comme le précisait vos collègues allemands,...

Le doctorat, un projet pas comme les autres

Les appels à projet sont entrés dans vos vies : deux tiers d’entre vous estiment que la recherche est principalement financée de cette manière, si l’on en croit l’enquête réalisée à l’été 2022 par le Cneser (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la...

« On m’a suspendu sans me donner aucune explication »

C’est un gros dossier qui s’apprête à être jugé dans la salle d’audience du ministère de l'Éducation nationale ce jeudi après-midi. Alors que les dix juges du Cneser disciplinaire échangent quelques mots, deux assistants s'attèlent à mettre en place la téléconférence...