Elsevier veut se payer en données

— Le 15 novembre 2019
Rien n’est gratuit
« Personne ne peut contester la beauté de la vision d’avoir les contenus de la recherche gratuitement et immédiatement accessibles ». Ce chantre de l’open access n’est autre que la nouvelle PDG d’Elsevier, Kumsal Bayazit. Certes. Mais en échange du libre accès, le géant anglo-néerlandais veut des compensations. Augmenter les prix des abonnements institutionnels est une possibilité, mais elle a ses limites. Elsevier tente actuellement une autre approche avec les universités néerlandaises : faire main mise sur les métadonnées des projets de recherche (article en néerlandais), en contrepartie de l’accès à toutes les revue du groupe, y compris les plus prestigieuses.

Expérimentations maison
En réalité, les universités néerlandaises utilisent déjà des logiciels de gestion édités par Elsevier (Pure et Scopus). Le risque ? Que des intérêts privés s’immiscent dans la recherche académique et que les instituts perdent leur indépendance. Le partage ne serait néanmoins pas obligatoire mais il y aurait un seuil minimum par université. « Nous déciderons toujours ce que des tiers tels qu’Elsevier peuvent et ne peuvent pas faire avec ces métadonnées », tente de rassurer l’association des universités des Pays-Bas, la VSNU. La communauté scientifique néerlandaise, en pointe dans le bras de fer avec les éditeurs, y sera certainement attentive. 

À lire aussi dans TheMetaNews

Aller au labo en vélo

Vos collègues cyclistes sont unanimes : la petite reine – un surnom du vélo qui vient de la reine des Pays-Bas Wilhelmine – a grandement amélioré leur qualité de vie. Si certains inconditionnels pédalent depuis toujours, d’autres s’y sont mis plus récemment : l’année...

La longue odyssée d’Odyssée

Aujourd’hui, en recherchant “odyssée” sur internet, la première occurrence que vous renverra Google est peut-être comme chez nous une plateforme de vidéos avec des contenus complotistes. Ce sera bientôt, si tout va bien, votre nouvelle plateforme pour candidater aux...

La recherche argentine clouée au pilori

« La science n’est pas chère, c’est l’ignorance qui l’est », peut-on lire sur les pancartes brandies par les chercheurs devant le Polo Cientifico [le ministère de la Recherche, NDLR] le 14 février dernier à Buenos Aires, en Argentine. Depuis quelques mois, les...