Jouez-la open !

— Le 5 octobre 2020

Une séance de travail chez ROpenExo
Breveter et protéger ses travaux n’est pas le seul moyen de les valoriser. Tour d’horizon de l’innovation ouverte.

Start-up, deeptech, entreprenariat… Il existe une alternative : l’innovation ouverte. Basée sur l’open source et vendant plutôt du service, celle-ci s’oppose au modèle des start-up qui demandent un investissement financier important (d’où le recours à des VC ou « venture capitalists ») pour des développements technologiques généralement pointus.

Des valeurs différentes. Au lieu de tout baser sur la propriété intellectuelle et la protection à travers des brevets, l’open innovation surfe sur les principes de l’open science, où la valeur est créée par la diffusion massive et rapide de la connaissance. De plus, le partage avec la communauté ainsi créée permet d’améliorer la qualité en continu.

Pas tout seul. Le choix de l’open permet d’accéder à tout un réseau, par exemple celui des fab labs. Ceci a permis à Madjid Ait Si Amer, titulaire d’un master en informatique et diplômé de la Fabacademy, de compter sur une dizaine de collaborateurs. Leur projet ROpenExo (si vous voulez en savoir plus) a pour objectif de développer un exosquelette à destination de personnes atteintes de la myopathie de Duchenne. Le tout en open source.

Des modèles éco à repenser. À quoi sert de déposer un brevet sans argent pour le défendre ? Madjid a choisi une licence open source plutôt qu’un brevet pour développer son projet : diffuser les plans de son exosquelette accélérera son amélioration grâce aux retours des utilisateurs. Mais il faut trouver son modèle économique : un abonnement payant à ROpenExo permettrait par exemple aux clients de disposer de la dernière version du produit.

À lire aussi dans TheMetaNews

« Bienvenue en France », suite et fin ?

Augmenter les frais d’inscription pour les étudiants internationaux ? Le sujet fâche. Le 20 avril dernier, Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace dévoilait les contours de son nouveau plan Choose France for Higher...

Ce que la parentalité fait aux chercheuses

Léa, 27 ans, biologiste. Manon, 30 ans, archéologue. Inès, 33 ans, physicienne. Clémentine, 36 ans, sociologue. Ces quatre chercheuses – fictives – ont un point commun : elles viennent de devenir mères. Un choix personnel, certes, mais qui influera sur leur carrière,...

Tempête sous des crânes à Culture

Charles Alloncle aime bien France Culture. Rapporteur très décrié de la très décriée Commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, ce député ciottiste d’extrême-droite tient les programmes de Culture en haute...