La bataille de l’Université de Paris

— Le 12 janvier 2022
Le changement de nom de l’Université de Paris est un casse-tête.

Un conseil, deux avis. C’est une surprise dont les services de l’université de Paris se seraient bien passés : le Conseil d’Etat, entre Noël et jour de l’an, a annulé son décret de baptême (après l’avoir entériné avant sa sortie, rappelons-le), suite à une requête de Paris 2 Panthéon Assas. UP n’est donc plus UP depuis le 29 décembre dernier. Panthéon 2 Assas a également attaqué le dépôt de la marque UP auprès de l’INPI, cette procédure est toujours en cours.

Et maintenant ? L’annulation pure et simple du texte laisse UP dans le flou, même si le logo ne changera a priori pas et qu’elle peut continuer, en attendant, à utiliser son ancienne dénomination pour ses missions de service public. Pour le reste, des nouveaux noms (secrets bien sûr) sont actuellement passés au tamis juridique avant d’être mis au vote en interne, précise-t-on à l’UP.

Crochet du gauche. Un coup dur pour cet établissement expérimental tout neuf issu de la fusion entre Paris-Descartes et Paris-Diderot (plus l’Institut de physique du globe) en 2019. Tout neuf mais déjà à la 73e place du classement de Shanghai et paré dès sa naissance de l’excellent label Idex (lire notre interview d’Audrey Harroche) que le Conseil d’Etat l’autorise à conserver.

Sauver les meubles. Le timing de cette nouvelle, sans réel précédent (à part celui de Paris-Sorbonne), est mauvais : l’élection présidentielle entraîne une vacance du pouvoir politique dans les semaines à venir ; une réunion était néanmoins prévue avec le cabinet de Frédérique Vidal lundi dernier. 

Notre analyse  Combien de temps pour changer de nom et combien de temps pour faire apparaître le nouveau sur les publis ? L’impact sur le classement de Shanghai, cardinal dans le secteur, est encore mal cerné mais ne « semble pas destructeur », juge un connaisseur du dossier.

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