La loi Recherche réserve quelques surprises

— Le 15 juin 2020
La LPPR, ce n’est pas que les « tenure tracks » ou les CDD de chantier, la preuve.

On ne sait pas encore quel sera le calendrier de la Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Si Frédérique Vidal table sur une présentation le 8 juillet prochain au Conseil des ministres, le devenir du texte au Parlement est encore incertain. Publié à la surprise générale il y a huit jours, la vingtaine d’articles balaient la recherche dans son intégralité. Le rapport (très complet) attaché à la loi part du principe que « les relations entre les laboratoires publics et les entreprises sont encore insuffisantes » et liste certaines mesures « incrémentales » dans le secteur de l’inno :

Création de contrats doctoraux de droit privé d’une durée maximale de cinq ans. Une vraie surprise pour les acteurs du secteur… et beaucoup d’interrogations à la clef.
Elargissement des dispositions « Allègre ». Le rapport précise vouloir « ouvrir le champ des situations où les personnels de la recherche publique peuvent être autorisés à apporter leur concours à une entreprise ».
Facilitation du cumul d’activité. Le temps partiel entre labos et entreprises sera encore assoupli (c’était déjà possible).
Augmentation du nombre de thèses Cifre. C’est une augmentation de 50% (d’ici à 2027) que vise la pré-version de la LPPR. 
Doublement de certains dispositifs. Sont évoqués des efforts conséquents pour les chaires industrielles de l’ANR, les LabCom et les Instituts Carnot
– Labellisation de 15 « pôles universitaires d’innovation » (PUI). Un label, certes, mais «sans création de nouvelles structure ».

Reste maintenant à faire atterrir toutes ces dispositions « dans la vraie vie » des laboratoires et des entreprises. De nombreux décrets seront nécessaires ; leur publication sera égrenée… quand la loi sera votée.  

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