🔷 Gouttes d'eau sur Terre brulante



25 août 2021 | La recherche et sa politique
Hydrocution
mentale 

C’est le risque : à sauter dans le bain du labo trop vite, vous risquez la syncope. Alors pour reprendre en douceur, voici voici un premier numéro pour clore cet été où la France cherchait le soleil pendant que le reste de l’hémisphère fuyait les flammes.
Dès la semaine prochaine, retour aux affaires avec une longue interview de Cédric Villani : le député, président de l’OPECST, est également devenu porte parole de Delphine Batho, candidate à la primaire écologiste.
En attendant, voici les cinq infos que vous avez peut-être ratées cet été (mais pas nous). 

Keep calm & science hard,
Laurent de TheMetaNews 
 PS. Et si vous vous demandiez qui est visé par ce communiqué du CNRS, il s’agit du sociologue Laurent Mucchielli. Affaire à suivre. Par ailleurs, désolé pour cet envoi avec un peu de retard.


Le programme du jour
  • Saclay toujours sacrée à Shanghai
  • Le plan Open passe la seconde
  • La recherche en biologie et santé anémiée
  • Fin de parcours pour la loi bioéthique
  • Le rapport sur l’islamogauchisme paru ! (non)



A partir d’ici 5 minutes de mise à jour


Saclay toujours sacrée à Shanghai


Le classement universitaire décerne la 13e place au géant francilien.


Superstar. Non, Paris Saclay n’a pas été créée pour briller dans les classements internationaux, nous assurait sa présidente Sylvie Retailleau il y a un an. Et pourtant force est de constater que cela marche : l’établissement se classe 13e sous les hourras du ministère, qui préfère mettre l’accent sur la 3e place mondiale de la France. Frédérique Vidal s’est même déplacée le 23 août dernier au Synchrotron Soleil pour s’en féliciter de vive voix. La bonne perf’ de Saclay cache le rétropédalage de deux places de Paris Sciences & Lettres (PSL),  pourtant consacrée dans les autres classements de référence (Times Higher Education et QS). Pourquoi ce paradoxe ? Nous y reviendrons.


Le plan Science ouverte passe la seconde 


Avec un budget triplé, l’Open science à la française a de nouveaux objectifs.


Demain tous open ? Le 06 juillet dernier a eu lieu en comité restreint (Covid oblige) le lancement du volet 2021-2024 du Plan national science ouverte (PNSO). L’occasion également d’un bilan du volet précédent. A l’occasion de la présentation de début juillet, la ministre Frédérique Vidal a annoncé le triplement du budget, à hauteur de 15 millions d’euros et un objectif de « 100% des articles et livres publiés en archive ouverte d’ici à 2030 ». Ce taux était de 56% en 2019. Comme lorsqu’on charge une batterie, les derniers % sont les plus durs à atteindre. Nous y reviendrons dans un prochain numéro avec Marin Dacos, l’artisan de ce PNSO.


La recherche en biologie et santé anémiée 


Les avis sont unanimes : la France n’investit pas assez dans ces domaines.


Tirs croisés. Ce ne sont pas un mais deux rapports qui ont successivement pointé cet été le retard français en matière d’investissement en recherche, particulièrement en biologie et santé. Le premier est signé de la Cour des comptes et s’intéresse spécifiquement au Covid-19. Le second émane de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Ces deux banderilles font suite à un premier constat, établi par les Académies de pharmacie et de médecine, dont nous vous faisions déjà état en avril.


Fin de parcours pour la loi bioéthique 


A peine votée, déjà caduque ? Si l’on met un instant de côté l’aspect Procréation médicalement assisté (PMA), qui a électrisé les débats parlementaires, le vote de la loi bioéthique, définitivement promulguée le 02 août dernier, est-il une bonne nouvelle ? Oui mais une nouvelle tardive pointait dans nos colonnes le chercheur député Philippe Berta. En attendant mieux, le Conseil constitutionnel a donc validé toutes les dispositions — attendues par les chercheurs — concernant le statut des embryons.


Le rapport sur l’islamogauchisme paru ! (non)


Vacances, j’oublie tout. Si l’abus de pesto vous procure des amnésies sélectives, rafraichissez-vous la mémoire avec ce récap sur l’islamogauchisme publié en mars dernier (déjà). Malgré les promesses de Frédérique Vidal concernant une enquête sur le sujet qui avait déclenché l’ire de tout l’ESR, toujours rien à l’horizon. Deux solutions : soit un rapport est publié et c’est grave, soit rien n’est publié et c’est grave aussi… mais pour d’autres raisons.


Et pour finir


Allez, un petit pied de nez aux procrastinateurs, dont nous avouons bien volontiers faire partie, pour bien commencer cette année scolaire.