Quand je serai grand, je serai chercheur

— Le 24 avril 2020
Comment nait une vocation ? Beaucoup d’entre vous ont eu à cœur de répondre aux problèmes de société mais le retour à la réalité est parfois dur, révèle l’enquête #ParlonsRecherche.

Rester un éternel étudiant. Si cela semble être la motivation première de certains, pour d’autres c’est le hasard, une rencontre avec un professeur passionnant ou l’attrait pour le service public qui les ont menés à la recherche. Mais c’est la curiosité qui revient le plus souvent. Caroline, doctorante en géographie, nous le raconte : « Enfant, je voulais devenir exploratrice, je lisais beaucoup. Finalement, les vrais explorateurs·trices ont toujours été les chercheurs curieux. J’en ai joyeusement pris conscience en entrant à l’université. »

La vocation est souvent synonyme de prise de conscience, comme en témoigne la doctorante Adèle Gapin : « Une fois notre naturel (…) découvert, on réalise qu’on doit le mettre au service de la communauté ». Cette volonté d’être utile est aussi très présente chez cette postdoc en agrologie, pour qui le déclic a été « le constat de l’impasse environnementale constamment réaffirmée dans les médias, la vie quotidienne et les œuvres de fictions qui nous accompagnent, le sentiment qu’il faut agir et trouver des solutions ».

La réalité de la recherche est parfois moins enchanteresse : « compliqué, galère, précaire, frustrant, usant, déprimant » sont des expressions qui reviennent énormément parmi les réponses à la question « Pour moi, en 2020, être chercheur c’est… ». Mais d’autres préfèrent voir le verre à moitié plein et répondent : « De la fierté, passionnant, le feu !, la liberté, une chance, un espoir, faire avancer la connaissance, travailler pour la société… ». Et vous ?

À lire aussi dans TheMetaNews

Ce que la parentalité fait aux chercheuses

Léa, 27 ans, biologiste. Manon, 30 ans, archéologue. Inès, 33 ans, physicienne. Clémentine, 36 ans, sociologue. Ces quatre chercheuses – fictives – ont un point commun : elles viennent de devenir mères. Un choix personnel, certes, mais qui influera sur leur carrière,...

Tempête sous des crânes à Culture

Charles Alloncle aime bien France Culture. Rapporteur très décrié de la très décriée Commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, ce député ciottiste d’extrême-droite tient les programmes de Culture en haute...

France-Israël, la justice tranchera

Le 20 avril dernier, une cinquantaine de personnes étaient réunies à l’Assemblée Nationale sur invitation du député insoumis Arnaud Saint-Martin et de la Coordination antifasciste pour l'affirmation des libertés académiques et pédagogiques (CAALAP). « Un moment de...